Ce matin, je suis intervenu en séance plénière du Département de l’Eure. Ma
prise de parole visait à fustiger le bilan catastrophique du président Macron. Cette politique libérale du « en même temps » au parfum de faillite démocratique, sociale, environnementale et fiscale n’a pas plus à la droite évidemment.

Aussi, Daniel Jubert, fidèle au « parlé flasque » a pris la parole pour expliquer qu’il ne voyait pas l’intérêt que je l’ouvre puisque le candidat communiste ne passerait pas les 5%. Ça c’est de l’argument ! Je lui ai seulement répondu qu’au-delà du fait qu’il était ridicule, je lui conseillais, lui, d’être constant dans ses prises de position, notamment sur le contournement où il est plus que radical quand il est en présence de celles et ceux qui se battent contre et plus qu’ambigu lorsqu’il est avec ses petits copains de droite. Le même qui voilà deux ans, assimilait le groupe communiste au Rassemblement national… On voit le niveau. Pour enfoncer le clou, je lui ai aussi rappelé que notre groupe « L’avenir en partage » avait parrainé tous les candidats de la gauche de conquêtes sociales : Poutou, Mélenchon et Roussel.

Aussi, le donneur de leçon, Alexandre Rassaërt, a demandé la parole pour me répondre ; lui ne comprend pas que la politique nationale s’invite dans l’hémicycle… la bonne blague. Peut-être a-t’il oublié que son mentor Sébastien Lecornu est un des ministres de Macron ? Qu’il valide l’idée de conditionner le RSA à une obligation de 15 à 20h d’activité par semaine (donc un emploi déguisé, payé 6 euros de l’heure. Nul ne peut pourtant être payé moins que le SMIC). Son amnésie de façade justifie certainement d’omettre que l’Etat doit 50 millions au Département de l’Eure, ce qui permettrait largement de rééquilibrer le budget alloué au RSA. Enfin, le rôle social du Département se voit grevé d’efficacité par le fait que LREM a raboté les APL, rogné les retraites, supprimé les contrats aidés, porté le nombre de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté à plus de 9 millions et participé lourdement au constat suivant : 12 millions de mal logés.

Quant à Anne Terlez, elle est d’accord sur tout avec le Président Lecornu : merci pour cette intervention majeure…

Arnaud Levitre