1. Créer un service public de l’aide à domicile lié à un plan d’action départemental au service de la dignité des personnes âgées et en situation de handicap.

 2. Planifier la politique enfance et famille via le schéma départemental en associant une large représentation de la pluralité des métiers et en garantissant 😮 L’augmentation du taux directeur des structures d’accueil (c’est-à-dire en garantissant une progression mécanique du budget d’une année sur l’autre) afin de donner les moyens aux travailleuses et travailleurs sociaux d’exercer leur travail dans des conditions correctes.o Le développement de l’accompagnement des enfants dans leur famille.o Le développement de structures de placement alternatif.

 3. Soutenir le développement des structures de proximité d’accueil de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, etc.).

 4. Développer un réseau de consultations de Protection Maternelle Infantile (PMI) sur tous les territoires, pour que personne ne vive à plus de 15 minutes d’une permanence PMI.

 

ZOOM sur vos propositions

Le droit de vieillir dignement est, ou devrait être, un droit fondamental. Il est inacceptable que des hommes et des femmes finissent leur vie, isolés, loin de chez eux, de leurs souvenirs et de leurs familles. En plus des EHPAD, nous proposons d’aider à la création de petites structures de vie pour personnes âgées, afin de favoriser le « mieux vieillir » dans sa commune. Pour cela, nous proposerons que le département puisse conventionner avec les communes volontaires pour créer de véritables « maisons de vie » permettant aux personnes âgées à vieillir dans leur cadre, tout en développant le lien intergénérationnel. 

 5. Renforcer les effectifs départementaux des sapeurs-pompiers. Les pompiers sont nos « héros » du quotidien, qu’ils soient professionnels ou volontaires, ces hommes et ces femmes assurent une mission essentielle de secours et d’assistance aux habitants et aux habitants de notre canton et de notre département. Malheureusement, pour ce service public vital comme pour d’autres services régaliens telle la police et la gendarmerie, les moyens manquent et les effectifs de terrain ne cessent de diminuer. Les pompiers veillent sur nous, le Département se doit de veiller sur eux ! Ce renforcement passera par un recrutement de sapeurs-pompiers professionnels, un soutien aux sapeurs-pompiers volontaires, par des campagnes de sensibilisation des jeunes au volontariat et par un renouvellement du matériel.

 

 6. Défendre, avec force et engagement, au conseil d’administration du SDIS, l’accès de tous et de toutes à un service de secours et d’incendie de qualité, que l’on habite en zone urbaine ou en zone rurale.

ZOOM sur vos propositions

L’Eure est un des tout premiers déserts médicaux de notre pays. Les délais d’attente pour consulter un spécialiste, ou simplement pour faire partie de la patientèle d’un médecin généraliste sont incroyablement longs, plusieurs mois, voire plusieurs années parfois ! La création de « maisons de santé » que l’on voit fleurir depuis des années n’a pas résolu ce problème. Ce que nous proposons va plus loin : nous proposons de créer des centres de santé publique départementaux, avec des médecins salariés. Déjà mis en place ailleurs, ces centres s’autofinancent avec les honoraires perçus et les subventions de l’agence régionale de santé. 7. Planifier la création des lieux d’accueils physiques permettant l’accès aux services publics et l’accès aux droits dans les territoires ruraux et périurbains, gérés et animés par des agents publics. Utiliser à cette fin le schéma départemental d’amélioration de l’accessibilité des services.

8. Développer l’emploi d’Auxiliaire de Vie Sociale (AVS) qui aident et accompagnent les personnes fragilisées et leur assurer de meilleures conditions d’exercice 😮 Que le statut de prestataire soit la règle, celui de mandataire l’exception. Pour garantir plus de droits aux salariées (temps de trajets, formations, ancienneté) et pour soulager les bénéficiaires des responsabilités d’employeur.o Une heure hebdomadaire (et rémunérée) de « groupes de parole ». Les AVS se voient peu, intervenant individuellement au domicile des patients. Elles vivent des situations compliquées : maladies, décès, conflit. Un collectif de travail, un temps d’échange ritualisé, les aiderait à tenir.o Demi-journée de deuil. Lorsqu’un bénéficiaire décède, l’auxiliaire de vie qui l’a suivi doit pouvoir assister à ses funérailles, afin de faire elle-même son deuil.o Mise en place d’un médiateur départemental. Un agent, payé par le Département, pour servir de médiateur, entre les salariées, les bénéficiaires, les associations. Alors que les désaccords, les frustrations, sont souvent subis dans l’isolement, sans recours.o Instauration d’un tutorat la première année. Lors de l’entrée dans le métier, chaque nouvelle employée sera suivie par une tutrice.o Financement d’une formation qualifiante en début de carrière. Que le métier reste ouvert à tous et toutes, sans barrière de diplôme à l’entrée. Mais dès la première année, les AVS recrutées doivent bénéficier d’une formation qualifiante, avec l’acquisition du diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social (DEAES) et/ou d’assistant de vie aux familles (ADVF).o Demande d’un audit sur les conditions de travail à l’ARACT (Agence Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail). Nous souhaitons que l’ARACT effectue un diagnostic dans les associations de l’Eure, afin de les aider à améliorer les plannings, les tournées, etc. Et d’œuvrer à éviter les accidents de travail et l’épuisement professionnel.o Établissement d’un diagnostic des domiciles des bénéficiaires. Y a-t-il un chien ? Où est la clé ? Risque-t-on de se bruler ? Quand le domicile privé devient un lieu de travail, pour éviter les accidents, il est nécessaire qu’un diagnostic soit établi en amont.o Passage du temps de travail horaire à la « tournée » (ou « mission »). À l’exemple du sanitaire, les AVS pourraient évoluer vers une tournée, plutôt que vers une comptabilité de leur temps par bénéficiaire.o Équipement de protection Covid. Les AVS doivent bénéficier, de manière prioritaire et gratuite, des équipements de protection : masques, gel, blouses, surblouses…