Mesdames et Messieurs, mes chers amis,

Depuis 2018, Macron et son Gouvernement tentent de faire passer leur satanée réforme de l’assurance chômage.

Malgré la crise, la République En Marche s’obstine à sceller ce projet qui vise à faire des économies sur le dos des sans-emplois et des travailleurs précaires.

À juste titre, les syndicats ont fait savoir unanimement leur désaccord face à ce texte liberticide.

Ils s’opposent activement au principe fondateur de cette réforme selon lequel la baisse des allocations chômage inciterait à un retour rapide à l’emploi.

En réalité, cette loi, c’est d’abord l’occasion pour Macron de faire d’importantes économies budgétaires sur le dos des demandeurs d’emploi.

Selon une étude de l’Unedic de novembre dernier, cette économie serait de 1,5 milliards d’euros.

Mais comment, en pleine pandémie, pourrions-nous laisser faire ses dépeceurs de vie qui veulent baisser les droits des plus précaires, ceux qui enchaînent déjà des contrats courts et qui galèrent à n’en plus finir pour boucler les fins de mois.

Alors, elle consiste en quoi cette réforme concrètement ?

Eh bien tout d’abord, le ministère du travail, aux ordres du Président de la République, veux durcir les conditions d’éligibilité et la dégressivité des indemnités des cadres.

Mais ce n’est pas tout, la plus pernicieuse des dispositions devrait bel et bien voir le jour pas plus tard que cet été si nous laissions faire ses fous du libéralisme exacerbé : il s’agit de la refonte du calcul du salaire journalier de référence qui sert de base à la définition du montant des allocations. En clair, au lieu de prendre en compte uniquement les jours travaillés, cette nouvelle équation s’étendra sur l’ensemble des jours de la période, y compris ceux non travaillés.

Imaginez le carnage pour les catégories populaires… on se fou du monde quoi !

Savez-vous par exemple que, toujours selon l’Unedic, un nouvel allocataire sur trois verrait le montant de son indemnité baisser de 24 % en moyenne, rien que ça.

Vous l’avez donc compris, on nous prend encore une fois pour des jambons. Et ce n’est certainement pas l’instauration d’un système de « bonus-malus » pour les employeurs recourant trop régulièrement à des contrats précaires qui changera la donne.

Ce saupoudrage gouvernemental n’a qu’un seul but, faire passer la pilule. Mais là encore, les syndicats font bloc fustigeant que ce bonus malus n’éradiquera pas les contrats précaires.

D’ores et déjà, ce qu’on peut retenir, c’est l’extrême brutalité du Président de la République. Il s’entête et veut aller jusqu’au bout… quoi qu’il en coûte.

Cela étant, si Macron continuait de ne pas entendre, les organisations syndicales retourneront devant le conseil d’état : instance qui voilà déjà quelques mois affirmait que cette reforme constitue une rupture d’égalité manifeste.

Mesdames, Messieurs, mes chers Amis, mobilisons-nous, en nombre, pour faire reculer les macronistes sur cette réforme folle comme sur tant d’autres…

Car la petite musique est toujours la même : faire la part toujours plus belle aux nantis au détriment du plus grand nombre.

Ne laissons plus faire. À bientôt.