Mesdames, Messieurs, Mes chers amis,

J’ai eu le plaisir et l’honneur aujourd’hui d’aller soutenir les salariés de chez Sanofi à Val-de-Reuil. Ils étaient en grève pour dénoncer le carnage social occasionné par leur groupe. Aujourd’hui, Sanofi annonce plus de 400 postes supprimés dans la branche recherche et développement alors que dans la situation de crise sanitaire dans laquelle nous sommes, il serait fort inspiré de réviser son jugement écœurant pour créer les conditions pour générer les vaccins nécessaires à toute la population française.

Au-delà de ce scandale, est-ce que vous savez que le groupe Sanofi affiche un chiffre d’affaires de 9,5 milliards d’euros ? Savez-vous aussi que dans le même temps il distribue 4 milliards de dividendes à ses actionnaires alors qu’il a touché 1 milliard d’argent public sur 10 ans ?

Voilà le scandale, voilà la réalité : aujourd’hui l’État distribue des aides publiques aux entreprises sans demander aucune contrepartie. Ça suffit, ce n’est plus possible !

Depuis les 10 dernières années, ce sont 5000 postes qui ont été détruits chez Sanofi. Quand est-ce que ce carnage s’arrête ?

Alors quand on voit l’importance de l’action sanitaire aujourd’hui, il paraît évident de conforter l’action des salariés qui se battent pour la reconnaissance de leur métier et pour les salaires décents qui vont avec : c’est loin d’être toujours le cas.

Si on veut sortir par le haut de cette crise et nous donner les conditions de revivre normalement le plus vite possible, il faut exiger de ce groupe l’arrêt des licenciements, il faut exiger des salaires révisés à la hausse, il faut aussi exiger la construction sous l’égide de l’état d’un grand pôle public sanitaire national. Et si jamais les requins de la finance refusaient cette proposition d’utilité publique, alors il faudra réfléchir à l’expropriation.

Soutenez les salariés de chez Sanofi, ils se battent pour nous toutes et tous.