Depuis trop d’années maintenant, l’école est maltraitée par ceux qui la dirigent.

Alors que le premier ministre Jean Castex se targue d’avoir choyé les enseignants, la vérité, c’est que le ministre Blanquer, est lui, le « Faux Choyeur » de l’Education Nationale.

Responsable de la quasi disparition des RASED sous la présidence Sarkozy, Blanquer est aussi celui qui avait orchestré la disparition de 80 000 postes d’enseignants.

Ce ministre n’était donc pas un inconnu lorsqu’il a été nommé par Macron en 2017 !

Depuis son arrivé au ministère, Blanquer, l’Attila des écoles, continue son œuvre de destruction de l’école publique : gestion bureaucratique et déshumanisée, gel des salaires des enseignants, absence de recrutements significatifs, changements des programmes sans concertation, réforme du bac et de parcours sup qui transforme l’orientation en désorientation, obsession de l’évaluation, de la conformité, de la compétition, volonté manifeste d’étouffer la parole des enseignants, baisse de la part du budget de l’État par rapport au PIB…

La liste était déjà longue des méfaits du ministre Blanquer. A cause de lui et de sa gestion calamiteuse et dogmatique, l’école se perd et creuse toujours davantage les inégalités.

Depuis mars dernier, et le premier confinement, l’Éducation nationale traverse une terrible tempête, secouée par la crise du COVID, frappée en plein cœur par le terrorisme islamiste, attaquée sur ses fondements laïques, remise en cause dans son caractère public et universel.

Notre belle École Publique est un bateau fragile au milieu d’un océan déchaîné. Dans cette tempête, celui qui devrait être son capitaine, la dirige en plein sur les récifs, et l’Éducation nationale ne tient finalement que grâce aux enseignants qui, chaque jour sur le terrain, affrontent les déferlantes pour éviter le naufrage de cette institution.

Car, à tous les problèmes existants sont donc venus s’ajouter la crise du COVID et l’assassinat terrible de Samuel Paty, ce professeur d’Histoire-Géographie de Conflans-Saint-Honorine par un terroriste islamiste.

Et à chaque fois, la gestion de ces évènements par Jean-Michel Blanquer s’est révélée un fardeau supplémentaire pour les équipes éducatives.

Communication catastrophique et contradictoire tout d’abord ! Monsieur Blanquer ne communique que par voie de presse, méprisant ainsi les personnels de l’éducation Nationale, mais surtout il communique de manière mensongère, n’ayons pas peur de l’affirmer !

Son fameux « nous sommes prêts », a rejeté la responsabilité des nombreux couacs des outils de travail à distance sur les enseignants ! 

« Nous sommes prêts », a osé dire le ministre alors que le matin même de l’annonce du premier confinement il affirmait de manière péremptoire que les écoles ne fermeraient pas !

Non, les enseignants ne pouvaient pas être prêts et cette déclaration inaugurait une longue série de corona mensonges du ministre.

Oui, le ministre Blanquer est le champion des « vérités alternatives » !

Deux exemples récents illustrent cette dérive de l’Attila des écoles :

La semaine dernière, JM Blanquer annonce crânement que, dans l’éducation nationale, l’épidémie était sous contrôle, stable, maîtrisée  et que seuls 35  élèves étaient positifs au COVID ! Un discours lénifiant aussitôt démenti par les chiffres officiels de santé publique France qui annonçait un nombre de contaminations pour les jeunes d’âge scolaire dix fois plus élevés que les chiffres du ministre : ce sont en réalité plus de 35 000 jeunes qui étaient contaminés à la même période !

Mensonge et manipulation encore quand le 12 novembre, Jean-Michel Blanquer ose déclarer que s’il y a eu une augmentation de la contamination chez les jeunes, c’est à cause… je vous le donne en mille : à cause des vacances ! Une honte absolue alors que les classes de lycée sont surchargées, que 67 % d’entre elles comptent plus de 30 élèves, et un quart d’entre elles plus de 35 ! Non, M. Blanquer, les jeunes ne se contaminent pas pendant les vacances, ils le font dans ces classes surchargées, dans ces couloirs bondés, dans ces conditions catastrophiques dont vous êtes coupables, vous qui êtes responsables de si nombreuses fermetures de postes, vous qui n’avez rien anticipé de cette seconde vague, vous qui n’avez pas su être à l’écoute des équipes enseignantes qui n’ont pourtant cessé de vous avertir !

Le constat est clair, l’école va mal, et pour pouvoir changer de cap, elle a besoin de changer de capitaine !

Pour sauver notre école, il nous faut agir à court terme, à moyen terme, et à long terme !

A court terme tout d’abord.

Jean-Michel Blanquer doit partir ! Nous devons exiger la démission de celui qui mène l’école à sa perte. Le ministre Blanquer n’a plus aucune légitimité, plus aucune crédibilité. Il est de notre devoir de demander le départ de cet homme qui, je vous le rappelle, n’a jamais été élu par personne ! Il ne tient pas son pouvoir de la légitimité populaire et il nous appartient donc de réclamer sa démission.

Son départ serait d’ailleurs un cadeau à lui faire puisque c’est ce que lui-même a ardemment souhaité lors du précédent remaniement, lorgnant sur les ministères de la Justice et de l’Intérieur qui correspondaient sans doute mieux à son sens tout particulier du « dialogue républicain ».

L’éducation nationale est un bien trop précieux pour le laisser entre les mains d’un homme, qui, jamais élu, a enfilé les mensonges comme d’autres enfilent des perles.

C’est un bien trop précieux pour la laisser entre les mains d’un homme qui a définitivement perdu la confiance des enseignants et des parents, pour la laisser entre les mains d’un homme qui n’a rien su anticiper, qui n’a rien su entendre, ni même écouter de ce que n’ont cessé de lui dire : les personnels de direction et les enseignants depuis des mois.

Cet homme, qui n’a aucune légitimité populaire doit partir ! A nous toutes et tous de réclamer son départ.

Une pétition en ce sens a été rédigée par de nombreux enseignants et enseignantes.

En seulement quelques jours, elle a été vue plus de 40 000 fois, et a déjà recueilli plus de 5000 signatures. Il faut amplifier cette dynamique ! Signez, et partagez massivement cette pétition autour de vous. Nous ne devons pas accepter qu’un homme, jamais élu, puisse ainsi, en toute impunité, mentir au peuple et poursuivre son œuvre de destruction de l’éducation nationale !

Retrouvez cette pétition ici : https://www.change.org/p/enseignants-blanquer-démission

 Cette démission que nous appelons de nos vœux est un premier pas !  Elle ne résoudra évidemment pas toutes les difficultés de l’Éducation nationale, mais elle est l’indispensable préalable pour y parvenir.

Nous devrons alors, par la voix de nos députés, agir à moyen terme en réclamant une commission d’enquête parlementaire. Une commission qui devrait enquêter sur la calamiteuse gestion du COVID par le ministre Blanquer, en s’intéressant, par exemple, à la question des masques.

Comment expliquer qu’il a fallu attendre le mois de novembre pour obliger les enfants de plus de 6 ans à porter un masque ? Pourquoi un tel délai si ces masques sont à ce point indispensables ? Cela veut-il dire que Monsieur Blanquer a mis, sciemment, les enseignants en danger ?

Sur les masques toujours, personne ne peut nier que leur port par des enfants peut poser des difficultés en masquant les émotions pourtant indispensables dans l’apprentissage de la communication, en masquant aussi, pour les plus jeunes, la manière dont il faut articuler les sons. Qu’en est-il de ces fameux masques transparents qui nous avaient été promis pour fin septembre ?

Cette commission d’enquête devra aussi s’interroger sur les moyens qui ont été mis en œuvre pour l’enseignement à distance, cette fameuse « classe à la maison » pour laquelle le ministre Blanquer affirmait encore que tout était prêt, alors que rien ne l’était, alors que les serveurs ont planté dès le premier jour d’utilisation… Cette « classe à la maison » qui a finalement généré plus de difficultés qu’elle n’en a résolues !

Ce déni de réalité, cette impréparation totale, ce sont nos enfants qui les ont payés en prenant un retard scolaire important comme l’ont montré les évaluations nationales de CP et CE1 de début d’année.

Enfin, il faudra agir sur le long terme. La gestion catastrophique de Jean-Michel Blanquer est une leçon pour l’avenir : l’école ne doit plus dépendre des lubies d’un ministre idéologues et vaniteux qui ne rêve que de laisser une trace de son passage.

Il n’est plus possible que les programmes changent au rythme des remaniements ministériels. Il n’est plus possible que les créations de postes d’enseignants dépendent ainsi du bon vouloir de quelqu’un qui n’a jamais été élu, il n’est plus acceptable que l’avenir de nos enfants repose entre les mains d’un ministre de passage, et que les enseignants, les chercheurs et les parents soient ainsi tenus à l’écart des décisions.

Nos enfants méritent mieux que ce système actuel. Nos enfants méritent le meilleur de ce que la Nation peut leur offrir.

La Finlande, dans les années 70 a opéré un choix courageux. Elle a bâti un projet durable pour son école, en associant parents, enseignants, chercheurs. Elle a pris le temps de la concertation, puis elle a sanctuarisé ce projet en le mettant à l’abri des lubies de ces ministres de passage, et des alternances politiques. Résultat: la Finlande a aujourd’hui un des meilleurs systèmes éducatifs du monde ! Réclamons pour notre école cette même démarche : un projet bâti en commun avec les acteurs et actrices du monde éducatif, et une sanctuarisation de ce projet.

Nos enfants le méritent, notre futur le mérite. Voilà quel doit être notre horizon de lutte !

Mais pour le moment, réussissons la première étape : exigeons la démission de Jean-Michel Blanquer, signons, et faisons signer la pétition Blanquer Démission !

À bientôt.