La crise économique et sociale plonge un nombre toujours plus important de personnes dans la pauvreté.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement rétro pédale sur les solutions à apporter.

Pendant quatre jours, l’écurie Macron n’a cessé de se contredire face caméra.

Dans un premier temps, le Président de la république annonça le 14 octobre dernier une prime de 150 € à laquelle serait ajouté 100 € par enfant pour les allocataires du RSA et des APL.

Mais le lendemain : marche arrière tout !

Matignon précise alors que seuls les bénéficiaires du RSA et de l’allocation de solidarité spécifique auront le droit à cet aide.

Autant vous dire l’incompréhension des jeunes de 18 à 25 ans qui n’ont droit à rien alors qu’ils sont pourtant les plus affectés par la crise économique.

Mais c’était sans compter sur l’instabilité d’En Marche.

Face au tollé dans le milieu associatif et dans celui des syndicats étudiants, voilà que Jean Castex virevolte, s’emmêle les pinceaux avant d’annoncer que cette fameuse prime ne serait pas versée à l’ensemble des allocataire d’APL mais promis, juré, craché, elle sera étendue aux 400 000 jeunes qui touchent les APL ainsi qu’aux étudiants boursiers.

Mais la comédie n’est pas terminée…

Le jour d’après, les Français apprenaient que les 400 000 jeunes évoqués n’étaient pas le bon chiffre. On marche sur la tête car ce n’est pas 400 000 personnes de moins de 25 ans qui touchent les APL mais 1,3 million de ménages de moins de 25.

Encore un plantage haut en couleur…

Ce ne sont donc pas les jeunes aux APL qui toucheront 150 € mais uniquement les 400 000 jeunes étudiants bénéficiant des APL.

Et pour les boursiers et bien ce sera peanuts, nada, le vide sidéral.

Encore une fois, chez la famille En Marche, ce sont les plus en difficulté, les plus précaires, ceux à la rue ou chez un tiers, qui n’auront rien. Ce sont les oubliés et c’est intolérable !

Rappelons quand même que depuis le début du quinquennat Macron, la pauvreté n’a cessé d’augmenter. En 2018 déjà, ce sont plus de 2,2 millions personnes qui vivaient avec moins de 700 euros par mois.

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire et économique, ce sont plus d’un million de nouveaux pauvres à ajouter à ce chiffre.

Et malheureusement dans le même temps, il est apparemment attendu en 2021, une vague de licenciements estimée entre 800 000 et 1 million de personnes précipités vers le chômage.

Malgré tout, Macron, Castex et consorts, refusent d’augmenter les minima sociaux mais valident les avantages fiscaux aux grandes entreprises.

Et sans rougir, il nous explique que si ils octroyaient des revenus plus importants cela maintiendrait les allocataires éloignés de l’emploi sans les inciter à en chercher de nouveau.

C’est absurde : on se fou du monde. Cet argument au-delà d’être inacceptable ne tient pas puisque les minima sont en dessous du seuil de pauvreté.

Et d’ailleurs qu’est-ce que c’est que cette histoire… Vivre à peine dignement n’a jamais empêché personne de travailler !

Et pour appuyer ce que j’affirme, notons qu’Esther Duflo, prix Nobel d’économie en 2019 appelle, elle aussi, à une hausse du RSA tout en disant, je cite :

« Toutes les études ont montré qu’il n’y avait aucun effet décourageant sur le travail de garantir à ceux qui n’ont pas d’emploi un revenus plus important ».

Que Macron l’intègre : ça urge !