Dans la nuit du 5 au 6 octobre dernier, une majorité de députés issus des rangs de la république en marche et de LR a voté pour la réintroduction temporaire des Neonicotinoïdes alors que la loi adoptée en 2016 et appliquée en 2018 les avaient interdits.

La raison invoquée par Macron et les siens serait le soutien à la filière sucrière qui ne viendrait pas à bout d’un puceron, vecteur de maladie qui affaiblirait la betterave.

Mais là où le bat blesse, et au-delà du rétro pédalage du président de la république et de son gouvernement, c’est que la nocivité des Neonicotinoïde n’est plus à démontrer.

Encore une fois, on cède au lobby, fidèle à ce que la droite et la mondialisation incarnent sans jamais avoir cherché depuis les dernières années à trouver des solutions alternatives permettant de venir à bout de ce puceron sans détruire tout ce qu’il y a autour. On aurait pourtant eu le temps de le faire s’il y avait eu la volonté politique.

Alors sans perspectives, on préfère céder aux sirènes de l’agroalimentaire sans se soucier des ravages intempestifs de ces molécules hyper toxique pour le vivant. Végétaux, animaux, êtres humains , nous sommes tous concernés par ces molécules toxiques qui tuent !

En clair, ces néonocotinoides tuent les abeilles, ravagent l’environnement, attaquent le vivant et tout ça sur des surfaces extrêmement denses. Tous les colonisateurs dégustent, meurent, tous les autres insectes aussi, sans parler des invertébrés dans le sol, des invertébrés aquatiques. Tous ceux qui boivent de l’eau et mangent des fruits et des légumes meurent également.

Voilà la solution Made in Macron : ouvrir une dérogation de la sorte pour le lobby sucrié plutôt que d’avoir anticipé l’interdiction de ce Polluant voilà quelques années.

Quand on ouvre la porte à une telle dérogation, même en communiquant qu’elle est provisoire, où s’arrête cette folie permissive ? Où met-on le curseur ? Va-t-on accepter également que les Maïssiculteure et les céréaliers bénéficient de cette même dérogation ?

Ce retour en arrière n’est pas une rĂ©ponse acceptable. Il occulte la dangerositĂ© de cette catĂ©gorie de pesticides au caractère cancĂ©rogène probable, qui contribue Ă©galement Ă  l’effondrement des populations d’insectes et notamment des abeilles. Il ouvre la porte Ă  d’autres rĂ©gressions, Ă  d’autres dĂ©rogations dans d’autres secteurs, masque les difficultĂ©s et la misère de la recherche publique et montre que l’Etat n’a aucun scrupule Ă  sacrifier la sĂ©curitĂ© des populations et du cadre de vie.

La rĂ©alitĂ©, c’est que les betteraviers sont confrontĂ©s aux règles de la concurrence libĂ©ral mondialisĂ©e. Cette rĂ©alitĂ© exige des rĂ©ponses politiques et un accompagnement de l’Etat Ă  la hauteur des enjeux, en instaurant notamment un rĂ©gime public d’assurance et de gestion des risques en agriculture.

Ne laissons pas faire cette nouvelle capitulation au dĂ©triment des hommes et de la planète. Oui, ne touchons pas Ă  l’essentiel !