Les marcheurs de bonne aventure

Voilà une chronique sur les Marcheurs de bonne aventure.

Marcheur pour évoquer les macroniens et bonne aventure pour leur capacité à prédire l’avenir selon leurs intérêts : ceux des ultras riches de ce pays.

Alors de quoi sont-ils capables ces filous ? Et bien de plein de choses… de tellement de choses qu’il me serait impossible de tout passer en revu mais je vous propose d’aborder leur communication… et là c’est gratiné…

Les marcheurs de bonne aventure réussissent à longueur d’antenne à faire croire que dans l’Macron tout est bon ! Qu’il faut lui faire confiance, boire ses paroles puisqu’il a été élu… que de toute manière c’est inscrit dans les sondages (sondages au passage qui sont la propriété des barons de la finance), qu’il il a le vent en poupe alors : pas de place sur BFMTV ou bien sur TF1 pour remettre en question le salut attendu du petit prince !

Seulement l’histoire était trop belle sur le papier glacé de l’Elysée… L’emballage a pris feu et a laissé apparaitre le contenant. Et le contenant c’est nous les classes populaires ! Alors oui, les français commencent à y voir clair dans le jeu opaque de la com du Président.

Faut dire qu’ils sont forts à la télé quand on voit les moyens qu’ils se donnent pour faire briller la bonne aventure du prince couronné. Pour sûr, Macron peut compter sur ses amis, ceux qui dictent leur Loi sur le fameux PAF, le paysage audiovisuel français.

Alors de qui s’agit-il : et bien de Bouygues, de Dassault, de Bernard Arnault, de Bolloré, de Patrick Drahi, de François Pinault, de Lagardère, etc.

Alors ça oui Macron peut leur faire confiance pour garantir la pérennité du système car le système, c’est eux ! D’un côté ils confortent la com de Macron, le bébé président qu’ils ont enfanté et de l’autre ils profitent des leurs règles pour se gaver toujours un peu plus de fric sous les airs galeux des génériques de tv réalité.

Dans ces circonstances, vous imaginez bien qu’ils gardent leur terrain de jeu financier sans vouloir partager avec qui que ce soit qui n’aurait pas montré pâte blanche du côté libéral.

Remettez en cause leur système, le capitalisme, et vous serez cloués au piloris de l’indécence et de l’archaïsme. Alors, la bien pensance (bien penser) vous fera les gros yeux, tentant dès le premier souffle de vous faire rendre gorge.

Mais leur histoire de galons dorés et de castes privilégiées risque bien de se transformer en poudre de perlimpinpin comme disait l’autre…

La colère gronde ici et là. Elle gronde chez les travailleurs qui s’en prennent régulièrement plein la gueule, on l’a encore vu récemment avec cette loi scélérate que Macron à baptisé Loi du travail, elle gronde du côté des étudiants qui se voient amputé d’aides pour pouvoir se loger et à qui on ferme les portes des universités, elle crie de désespoir dans les quartiers populaires, elle grogne par la voix des retraités qui vont voir leurs pensions s’amenuiser par l’augmentation de la CSG, elle gueule son désir de justice et de changement… Mais pour le moment en guise de réponse, c’est parole de marcheurs de bonne aventure, autant dire rien, nada, quetchi, silence radio.

Jusqu’à quand ? Voilà la question ! Jusqu’à quand allons-nous accepter la mainmise des ultra sur notre destin ? Et d’ailleurs cette question en amène une autre : Quand allons-nous nous rebeller ? Dire Non, stop, ça suffit vos conneries, on est plus d’accord…

Dernière en date sortie du chapeau du prince des marcheurs : le sur fliquage des chômeurs.

Pour soi-disant résorber la pauvreté, le gouvernement et son président décident de s’attaquer aux chômeurs et pas au chômage. C’est alors que revient la petite musique lancinante du contrôle en faisant croire, par voie de presse et télévisuelle, que les privés d’emplois sont tous des fraudeurs… La machine à com, la machine à com, la machine à com…

Mais si on regarde d’un peu plus près, on s’apercevra que sur 6,5 millions inscrits à pôle emploi, 14% sont pris en faute. Que sur ces 14%, seulement 60% sont indemnisés. En réalité on ne parle que de 8,4% des inscrits. Pas de quoi fouetter un chat, loin de là. Mais qu’à cela ne tienne, les nantis de la com proclament la bonne aventure capitaliste en oubliant au passage de parler de ces chiffres. Tout comme ils oublient de parler des véritables fraudeurs, ceux qui mettent à mal les services publics et la solidarité. Ceux qui fraudent le fisc à hauteur de 90 milliards d’euros. Ceux qui préfèrent cacher leur fric dans les paradis fiscaux plutôt que de s’acquitter de leurs impôts en France. Alors là miracle des marcheurs de bonne aventure : aucune information à ce sujet… Bouche cousue… On ne touche pas apparemment aux gangsters de la finance en France. Deux poids deux mesures dans une France qui croule pourtant sous les injustices de classes. Que voulez-vous, on ne va quand pas mettre en péril les bas de laines de nos amis nantis, ceux qui représentent 10% de la population mais qui détiennent pourtant 90% des richesses. Comprenne qui pourra

Alors pas d’inquiétudes à avoir du côté du Medef, des rentiers et des actionnaires, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles, les marcheurs de bonne aventure veillent au grain.

Mais pour 2018, je formule le vœu d’un changement absolu. Que les citoyens, les étudiants, les travailleurs, les fonctionnaires, les retraités, la vie associative, les élus épris des valeurs de progrès, s’organisent efficacement pour porter le fer et organier la riposte en réponse aux mauvais coups incessants des marcheurs de bonne aventure.

Rien ne peut contrer l’évidence populaire.